"La Révélation des Pyramides" : Sitchin ou pas Sitchin ?

Article mis en ligne le 13 mars 2013

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La thèse sous-jacente au documentaire de MM. Grimault et Pooyard, "La Révélation des Pyramides", même si elle n’est jamais ouvertement exposée dans le film (mais elle l’a été ensuite un peu plus nettement dans les interviews des auteurs et les discussions sur Facebook), est que la grande pyramide de Chéops, 1° ne date pas de la IVème dynastie, mais de bien avant, et donc n’a pas été construite par Chéops/Khufu ; 2° n’était pas un tombeau, mais autre chose [1]. Cependant, comme pour tous les auteurs qui se sont essayés à ce type de remise en cause et ont cherché à attribuer la grande pyramide à d’autres que les Egyptiens (généralement aux Atlantes ou aux extraterrestres), cette thèse se heurte, non seulement à l’évidence archéologique contextuelle qu’elle ignore splendidement, mais aussi à la présence des inscriptions découvertes dans les chambres de décharge de la grande pyramide qui mentionnent le roi Khufu. La tactique habituelle de ces auteurs alternatifs consiste à prétendre que ces inscriptions, ou une partie d’entre elles, sont des faux modernes, commis par le découvreur de ces chambres de décharge, Howard Vyse, ou par quelqu’un de son équipe, juste après leur découverte.

La question a été discutée sur Facebook, sur la page liée au film ; elle commence ici, par un lien donné par un intervenant vers un blog présentant la thèse du faux d’Howard Vyse. Je suis intervenue à plusieurs reprises dans la discussion pour donner des liens vers des explications détaillées démontrant l’inanité de cette thèse du faux, la discussion se poursuivant ensuite ici. On comprend bien à quel point cette question est importante : pour pouvoir présenter une datation et une origine non traditionnelles à la grande pyramide, il faut commencer par prouver que ces inscriptions sont effectivement des faux, sinon toute théorie qui les contredit s’écroule.

Il n’est donc pas étonnant que M. Grimault soit très vite intervenu dans la discussion, affirmant, ici ou  [2], que l’affaire du cartouche de Khufu est bien une supercherie et qu’il le prouvera sous peu de façon "définitive". Cette preuve, M. Grimault l’a publiée dans une note sur la page Facebook du film, sous le titre "Alors : Kheops ou pas Kheops ?", note dont je cite l’extrait le plus significatif, fautes comprises :

Peut-être que ce qui suit, dont on n’a encore jamais parlé en public ou dans les milieux officiels en France, et que l’on n’a que très rarement imprimé, va probablement contraindre nos lecteurs à tant soit peut réviser leur opinion quant au(x) constructeur(s) réel(s) de la grande pyramide : une lettre, envoyée il y a déjà plus de vingt-cinq ans à l’éditeur de la revue américaine Venture Inward, éclaire fortement cette affaire, qu’on pourrait qualifier d’étonnant : en effet, un certain Walter Allen, de Pittsburgh en Pennsylvanie (USA), y faisait savoir que son grand-père était un ouvrier maçon aux ordres du colonel Vyse, à l’époque où celui-ci cherchait à pénétrer dans les chambres de la superstructure de la grande pyramide. Il y explique que ce dernier avait l’ambition de donner un nom à cette pyramide, nom qui serait ipso facto et définitivement associé au sien et le ferait ainsi entrer dans l’Histoire : outre cette notoriété superlative, cela donnerait un nouvel éclat au blason de l’égyptologie anglaise, qui en avait alors bien besoin au moment où les Italiens Caviglia et Benzoni volaient de succès en découvertes, et renouvellerait la confiance de son employeur, dont la fortune s’émoussait. C’est à cette époque qu’il découvrit les superstructures de la chambre haute… et pu s’adjuger l’ouverture de quatre sur cinq de ces chambres… Selon cette lettre, il pénétra de nouveau dans les lieux la nuit suivant sa découverte, suivi de l’un des ses assistants et d’un ouvrier. Il aurait demandé à cet assistant, du nom de J. H. Hill [3], un maçon qui passait pour instruit en hiéroglyphie, d’écrire plusieurs fois et aussi nettement que possible à la peinture rouge le nom du roi Khufu sur les étroites parois des chambres… Posons-nous ici de naïves questions : quel eut l’intérêt - pour les ouvriers bâtisseurs de cet édifice - d’écrire un nom de roi, alors qu’il n’y avait alors pas d’autres pyramides sur le plateau de Gizeh ? Et pourquoi seulement là, dans les seules quatre chambre découvertes par Vyse, et pas dans la première, celle découverte par Davison ? Selon Allen, Hill s’exécuta un peu malgré lui, et commit des fautes de graphie si considérables qu’elles attirèrent aussitôt l’attention des philologues, qui s’aperçurent que ces fautes étaient exactement les mêmes que celles des deux seuls livres d’hiéroglyphie pour le grand public à être disponibles en 1837 : Le Voyage de l’Arabie Pétrée, du français Léon de Laborde, et la Materia Hieroglyphica, de l’éminent John Gardiner Wilkinson. Quant au maçon, qui protesta devant cette énorme escroquerie et ne voulut pas être mêlé de près ou de loin à cette falsification, il fut rudoyé sans ménagement puis renvoyé, et l’accès à la grande pyramide lui fut dès lors définitivement interdit. Par la suite, il fut même menacé physiquement, et dut rentrer précipitamment chez lui, dans le Wiltshire anglais, où il raconta sa triste histoire à sa famille. Violemment discrédité par le colonel Howard Vyse à son retour, qui le traita publiquement de menteur et le menaça de nouveau, il dut quitter l’Angleterre. Il partit s’installer aux Etats-Unis… Plus d’un siècle et demi après, les archives de la famille Allen servirent à authentifier ce récit, dont la revue Fate se fit largement l’écho…

Qu’y a-t-il de vrai dans toutes ces affirmations ? Commençons par les sources : M. Grimault n’en donne que deux, deux noms de revues, Venture Inward et Fate, sans précision de date ni de numéro. Difficile donc de retrouver l’origine de ces affirmations... sauf que je note que la revue Fate a publié en juillet 1993 un article de Zecharia Sitchin reprenant ses théories sur la construction de la grande pyramide par des extraterrestres et évoquant le témoignage de Walter Allen (article mentionné ici et ). Par ailleurs, Zecharia Sitchin avait publié en novembre/décembre 1986 dans Venture Inward (revue qui a repris en 1984 la suite du ARE Journal, journal de l’Association for Research and Enlightenment fondée par le médium Edgar Cayce) un article intitulé "Forgery" in the Great Pyramid mentionné dans cette bibliographie, et on peut supposer que cette revue avait, entre 1980 (date de publication de Stairway to Heaven qui exposait pour la première fois l’idée d’un faux de Howard Vyse) et 1983 (date, d’après Sitchin, de la première apparition sur la scène de Walter Allen), soit publié d’autres articles de Sitchin soit rendu compte de son livre.

Il est donc fort probable que, contrairement à ce que M. Grimault affirmait ici ("La référence à Zecharia Setchin est fausse"), sa source unique soit la lettre reçue par Sitchin que celui-ci mentionne dans Journeys to the Mythical Past (pages 28 et suivantes).

Regardons de plus près ce que dit dans ce livre Sitchin de Howard Vyse et du faux cartouche de Khufu qu’il aurait fait peindre dans la chambre de Campbell. Il commence par reprendre ce qu’il disait de Howard Vyse dans son ouvrage Stairway to Heaven :

Howard Vyse was a retired British colonel, a "black sheep" of a wealthy family

(page 22)
(Howard Vyse était un colonel britannique à la retraite, le "mouton noir" d’une riche famille)

Cette idée de "mouton noir" n’est confirmée par aucune autre source ; Howard Vyse était fils unique d’un général, et il a mené une carrière militaire et politique assez classique pour l’époque, sa seule excentricité étant sa passion pour l’Egypte ancienne.

He named them in honor of Lord Nelson and Lady Arbuthnot - names recorded by Mr. Hill in the usual red paint.

(page 23)
(Il les nomma en l’honneur de Lord Nelson et Lady Arbuthnot - des noms inscrits par M. Hill dans la peinture rouge habituelle.)

Nulle part dans le journal de Howard Vyse, publié sous le titre Operations carried on at the Pyramids of Gizeh in 1837 : with an account of a voyage into upper Egypt, and Appendix, et dont le texte complet peut être téléchargé ici, il n’est fait mention de peinture rouge pour les noms donnés aux chambres. La description de la découverte des chambres de décharge commence à la page 205 du tome 1 (page 250 du pdf), et, si la mention d’inscriptions par Hill apparaît à plusieurs reprises (exemple page 208, "the Duke’s glorious name was inscribed on the southern wall" - "le glorieux nom du Duc fut inscrit sur le mur sud", il s’agit de la chambre de Wellington), nulle part il n’est dit que ce fut avec de la peinture rouge. La liste des inscriptions que Howard Vyse a fait réaliser par Hill apparaît dans le tome 2, page 145 ; ces mêmes inscriptions sont toujours visibles aujourd’hui, et toutes sont peintes en noir  :

Source

Il apparaît évident qu’il s’agit là d’une invention de Sitchin, invention répétée un peu plus loin dans le livre :

As I read the diary entries again, the words "red paint" kept jumping out of the pages, as when Mr. Hill used it to inscribe the names "Lord Wellington", "Lady Arbuthnot", "Lord Nelson".

(page 26)
(En relisant les entrées du journal, les mots "peinture rouge" ne cessaient de me sauter aux yeux, comme quand M. Hill l’utilisa pour inscrire les noms "Lord Wellington", "Lady Arbuthnot", "Lord Nelson".)

Ensuite, à partir de la page 28, c’est l’histoire de la lettre envoyée en 1983 par Walter Allen, qui prétend être l’arrière-petit-fils d’un témoin de la falsification. D’après M. Allen, son arrière-grand-père, employé par Howard Vyse sur le chantier de la grande pyramide, aurait écrit à sa famille pour annoncer son renvoi :

He witnessed Mr. Hill go into the pyramid with red paint and brush, supposedly to paint over ancient markings, but actually to paint new ones.

(page 29)
(Il vit M. Hill entrer dans la pyramide avec de la peinture rouge et un pinceau, officiellement pour repasser sur d’anciennes inscriptions, en réalité pour en faire de nouvelles.)

A titre de preuve, Sitchin donne le fac-similé d’une page de notes :

qui fut ensuite présentée par de nombreux auteurs comme "extraite des archives familiales", authentifiant le récit de M. Allen et "prouvant" sans aucun doute possible la falsification commise par Hill et Howard Vyse.

Or, Sitchin lui même est obligé de le reconnaître ("Though Mr. Allen’s search for the bundle of Humphries’ letters was unsuccessful" - "Bien que les recherches du paquet des lettres d’Humphries par M. Allen soit restées infructueuses"), les courriers de l’arrière-grand-père attestant de la fraude n’ont jamais été produits. La page qu’il reproduit consiste en notes prises par M. Allen en 1954 suite à une conversation avec sa mère, au cours de laquelle fut discutée une visite que celle-ci avait faite (en août de la même année) à une troisième personne ("Nell Pattington" - sic : la note d’Allen mentionne en réalité "Nell Pattengill") supposée détenir certaines lettres de l’arrière-grand-père Humphries, lettres qu’elle tenait elle-même de son père... Comme témoignage direct, on fait mieux...

Bien que personne à part Sitchin n’ait réussi à joindre M. Allen, qui n’habite pas ou plus à l’adresse de Pittsburgh (voir ici), il n’y a pas vraiment de raison de mettre la bonne foi de ce dernier en doute. Mais, même si l’arrière-grand-père Humphries Brewer a réellement existé et connu les protagonistes, d’une part un témoignage constitué d’une légende familiale transmise sur 150 ans paraît bien fragile ; d’autre part la même légende semble montrer, toujours d’après les notes de M. Allen, que Brewer s’est trouvé pris dans la fameuse querelle entre Howard Vyse et Caviglia (voir l’appendice du tome 2 de l’ouvrage d’Howard Vyse, à partir de la page 152 - page 190 du pdf), ce qui a pu donner lieu à confusion au cours des décennies. Quoi qu’il en soit, affirmer comme le fait Sitchin que "the forgery in the Great Pyramid was confirmed by an eyewitness" - "la falsification dans la Grande Pyramide était confirmée par un témoin oculaire", ce n’est même plus de l’exagération...

Revenons maintenant à M. Grimault :

- Il est presque certain, à moins qu’il n’apporte une source complémentaire différente, que sa version de l’affaire du "faux" d’Howard Vyse est entièrement basée sur celle de Sitchin ; mais il se garde bien de donner le nom de celui-ci, ne faisant référence qu’aux titres des revues : pourquoi ? est-ce parce que Sitchin est depuis longtemps totalement discrédité aux yeux des spécialistes ?

- Il reprend cette source (Sitchin) sans aucun recul critique.

- Et surtout il ajoute beaucoup de choses au récit de Sitchin, des éléments dont on ne sait pas s’ils proviennent de son imagination ou de sources mystérieuses non nommées :

  • "cette notoriété superlative [...] renouvellerait la confiance de son employeur, dont la fortune s’émoussait" : quel employeur ? Howard Vyse finançait son expédition sur sa fortune personnelle, et n’avait pas d’employeur. Et cette fortune n’était pas émoussée au point de l’empêcher, même après son départ d’Egypte, de continuer à financer les travaux de Perring (voir ici).
  • "il pénétra de nouveau dans les lieux la nuit suivant sa découverte, suivi de l’un des ses assistants et d’un ouvrier. Il aurait demandé à cet assistant, du nom de J. H. Hill, un maçon qui passait pour instruit en hiéroglyphie, d’écrire plusieurs fois et aussi nettement que possible à la peinture rouge le nom du roi Khufu sur les étroites parois des chambres" : on croirait presque que M. Grimault a assisté à la scène ! Si cette lettre à Venture Inward, transmise à Sitchin, était si précise, pourquoi Sitchin n’en dit-il pas plus dans son ouvrage ? pourquoi se contente-t-il de reproduire les notes, évidemment beaucoup moins précises, de M. Allen ?
  • "Quant au maçon, qui protesta devant cette énorme escroquerie et ne voulut pas être mêlé de près ou de loin à cette falsification, il fut rudoyé sans ménagement puis renvoyé [...]. Par la suite, il fut même menacé physiquement, et dut rentrer précipitamment chez lui, dans le Wiltshire anglais, où il raconta sa triste histoire à sa famille. Violemment discrédité par le colonel Howard Vyse à son retour, qui le traita publiquement de menteur et le menaça de nouveau, il dut quitter l’Angleterre." : quelle histoire tragique ! Je serais curieuse de savoir où M. Grimault a trouvé tous ces détails, dont M. Sitchin - qui est quand même à l’origine de cette idée d’une fraude de Howard Vyse - se serait régalé !
  • " Plus d’un siècle et demi après, les archives de la famille Allen servirent à authentifier ce récit" : comme on l’a vu plus haut, les "archives" en question n’ont jamais été publiées, à l’exception de quelques notes de 3ème ou 4ème main.

Reste l’argumentation, elle aussi reprise de Sitchin, sur les soi-disant "fautes de graphie" dans les inscriptions découvertes par Howard Vyse. Cette argumentation a été depuis longtemps démontée, en particulier par Martin Stower et Frank Dörnenburg. Le lecteur curieux trouvera ici une page explicative sur la pseudo faute d’orthographe sur le nom de Khufu, avec des reproductions de qualité du cartouche incriminé montrant comment Sitchin a, volontairement ou faute d’accès aux sources originales, déformé le cartouche en donnant lui-même naissance à la "faute" :

Le cartouche tel que Sitchin prétend que Howard Vyse l’a dessiné
The cartouche in Sitchin’s book, where he claims that Howard Vyse draw it in that way
Le cartouche tel qu’il figure dans Perring et dans Howard Vyse
The cartouche as it appears in Howard Vyse and Perring - Source
Le cartouche tel qu’il est réellement dans le livre de Howard Vyse
The cartouche as it actually is in Howard Vyse’s account - Source p. 179 (p. 329 du PDF)
Le cartouche photographié par Stadelmann
The cartouche photographed by Stadelmann - Source

De plus, pour qui se donnerait la peine de lire le journal d’Howard Vyse (ce que n’a visiblement pas fait Sitchin !), celui-ci publie pages 280-281 (331-332 du PDF, voir lien plus haut), les commentaires du plus grand spécialiste des hiéroglyphes de l’époque, Samuel Birch. Birch a étudié les inscriptions des chambres de décharge sur les relevés de Howard Vyse et Hill, et il écrit ceci :

"The other name discovered [...] reads Shoufou (Suphis), or Khoufou (Cheops), according to the aspiration given to the initial - a sieve [...]. Nor is it the less probable on account of the absence of the solar disc [...]" (je ne cite qu’un court extrait de ce long paragraphe où Birch discute la composition du nom inscrit dans le cartouche).

Pour résumer : Birch a vu sur les dessins qui lui ont été soumis "a sieve" (un tamis), c’est-à-dire un cercle avec trois traits, et il note l’absence du disque solaire (cercle avec un point). Cela le surprend, parce qu’on pensait à cette époque que le nom du roi devait être précédé du disque solaire, mais il note cependant qu’il existe quelques autres cas connus où un autre symbole est substitué au disque solaire, et que la présence du "tamis" ne remet donc pas en cause l’attribution du cartouche à Kheops.

Deux autres pages du même site mentionné plus haut de Frank Dörnenburg démontent de même les autres arguments de Sitchin : "The wrong letters", et "The Horus name" qui montre que le "faussaire" Howard Vyse aurait inventé en 1837 un nom de Khufu dont on ignorait même à l’époque que ces symboles représentaient un nom de roi...

Bref, malgré la petite parabole de M. Grimaud sur les pièges de l’interprétation archéologique - qu’on pourrait sans trop de difficulté appliquer à ses propres interprétations ! - on reste sur sa faim quant à la preuve "définitive" de la supercherie de Howard Vyse. En attendant, cet exemple illustre une méthode bien peu rigoureuse de la part de M. Grimault (sources approximatives, affirmations non démontrées, paraboles hors sujet...) et l’absence d’esprit critique de beaucoup de ses admirateurs, qui s’extasient dans les commentaires sur l’excellence de son article sans jamais réclamer de sources...


En complément, à noter que même des auteurs "alternatifs" convaincus que "l’égyptologie officielle" se trompe ou ment, ont dû reconnaître l’authenticité des inscriptions après les avoir vues. Par exemple Graham Hancock, qui a eu l’opportunité d’étudier en détail les chambres de décharge, dit en juillet 1998 :

Re the ’quarry mark’ hieroglyphs in the relieving chambers above the King’s Chamber in the Great Pyramid, I have rightly been taken to task for uncritically supporting Zecharia Sitchin’s forgery theory. I reported this theory in Fingerprints (published 1995) and in Keeper/Message (published 1996). [...]
As John West kindly reported in his open letter to Stower I have changed my views on the validity of the forgery theory.[...]
Cracks in some of the joints reveal hieroglyphs set far back into the masonry. No ’forger’ could possibly have reached in there after the blocks had been set in place - blocks, I should add, that weigh tens of tons each and that are immovably interlinked with one another. The only reasonable conclusion is the one which orthodox Egyptologists have already long held - namely that the hieroglyphs are genuine Old Kingdom graffiti and that they were daubed on the blocks before construction began.


(En ce qui concerne les hiéroglyphes / marques de carrière dans les chambres de décharge au-dessus de la Chambre du Roi dans la Grande Pyramide, j’ai été justement critiqué pour avoir soutenu sans discernement la théorie de la falsification de Zecharia Sitchin. J’avais reporté cette théorie dans Fingerprints (publié en 1995) et dans Keeper/Message (publié en 1996). [...]
Comme John West l’a aimablement rapporté dans sa lettre ouverte à Stower, j’ai changé mon opinion sur la validité de la théorie de la falsification. [...]
Des fentes dans certains des joints révèlent des hiéroglyphes loin à l’intérieur de la maçonnerie. Aucun "faussaire" n’aurait pu attendre ces endroits après la mise en place des blocs - blocs qui, je dois l’ajouter, pèsent des dizaines de tonnes chacun et sont interconnectés les uns ou autres de façon immuable. La seule conclusion raisonnable est celle à laquelle les Egyptologues orthodoxes ont abouti depuis longtemps - c’est-à-dire que les hiéroglyphes datent authentiquement de l’Ancien Empire et qu’ils ont été placés sur les blocs avant que la construction commence.)

De son côté, Robert Schoch a également eu accès à ces chambres en 2005, et lui non plus ne met plus en doute leur authenticité (même s’il leur suppose une interprétation différente de celle des égyptologues) :

Studying them closely, however, they looked authentically ancient to me. I could see later mineral crystals precipitated over them, a process that takes centuries or millennia, and the inscriptions continue under the overlying blocks.


(Toutefois, après étude soigneuse, ils me sont apparus authentiquement anciens. Je pus voir par dessus eux des cristaux, des précipitations minérales postérieures, un processus qui prend des centaines ou des milliers d’années, et les inscriptions se poursuivent sous les blocs qui les surmontent.)


A voir aussi sur ce problème du cartouche de Khufu http://jcolavito.tripod.com/lostcivilizations/id10.html


Suite à un commentaire d’un lecteur sur la version anglaise de cet article (voir ci-dessous), j’ai pu obtenir de Martin Stower la transcription complète de la page de notes d’Allen publiée par Sitchin :

Sat Oct 9 1954 Johnstown with mother
Her visit Corning with Nell Pattengill August.
Also to settle Grandpas estate in Bath N.Y.

Visited Uncle Mac in hospital. Went to Watkinsglen
and Addison. Catherine saw house at Addison,
Mother was born there. She will be 78 next month.
Nell had some of Humfreys [sic] letters & Wm Brewers
letters from England. Got them from her father
Wm Marchant Brewer.

Wm Neish Allen buried Hope Cemetery Corning near
Grandpa & Beck Brewer on same plot. Humfrey &
mother Jennie buried in Fallbrook. He made first
plan for Corning, hangs in city hall. Came to Bath
N.Y. in 1849. Julia & children in 1850. Wm Neish Allen
came 1848 from Liverpool, there was mutiny on boat.
Janetta and Alex came 1849.

Humfrey recieved [sic] prize for bridge he designed in
Vienna over Danube. H went to Egypt 1837, British
Medical Serv. to Egypt.

Robert took bible back to England 1868 after Humfrey
died. Nell said they were to build hospital in Cairo for
Arabs with severe eye afflictions. Dr Naylor took Humfrey
along. Treatment not sussessful [sic], hospital not built. He
joined a Col. Visse exploring Gizeh pyramids. Rechecked
dimensions 2 pyramids. Had dispute with Raven and
Hill about painted marks in pyramid. Faint marks were
repainted, some were new. Did not find Tomb.

[new column]

Saw some limestone blocks at toe of one pyramid.
Humfrey went to Syria & Jerusalem to see holy city
few weeks later. Had words with a Mr Hill and
Visse when he left. He agreed with a Col. Colin [sic]
Campbell & another Geno Cabilia [sic]. Humfrey went
back to England late 1837. Had to wait a month for
boat from Bayruth [sic : Beirut ?] to Athens. Went up through
Austria and Prussia. His father was disturbed
about the trip, told him details. Jennie was
happy he went.

Mother is not feeling good. She is
worn out. Never should have gone to Corning.
She told me Papa’s school book is at Fallbrook.
Aunt Julia kept it. also some of Papas glass.
Jim Muirs papers are in loft at Fallbrook.
Also Julias chair from England.

Showed her in my log contact with Antarctic
British Expedition but they didnt know who
had arrived yet from England. It is spring
down there.

Will call mother next month after she
gets letter from Nell.

La mention du lieu de sépulture de l’arrière-grand-père, Fall Brook, permet d’en apprendre un peu plus sur cet Humphries Brewer : tout d’abord qu’il n’était pas un simple "maçon", comme le dit M. Grimault, mais ingénieur et géologue, employé puis directeur de la compagnie des mines de charbon de Fall Brook ; et surtout que son arrivée aux Etats-Unis remonte à 1848 ou 1849, soit 11 ou 12 ans après son voyage en Egypte en 1837 : du coup on voit mal comment son départ d’Angleterre pourrait être dû aux menaces de Howard Vyse, comme l’écrit J. Grimault ("Violemment discrédité par le colonel Howard Vyse à son retour, qui le traita publiquement de menteur et le menaça de nouveau, il dut quitter l’Angleterre. Il partit s’installer aux Etats-Unis")...


Une discussion s’est ensuivie sur Facebook suite à cet article, discussion que je copie ci-dessous afin que le lecteur puisse juger de lui-même de la position de M. Grimault sur ce sujet.

Notes :

[1Ici, par exemple, M. Grimault affirme : "tout comme ce coffre que les égyptologues appellent sarcophage (mangeur de chair en grec), alors que les Egyptiens le nommaient NeB aNKH (panier de vie). [...] Devinez de combien d’années l’on pouvait prolonger la vie de la personne allongée dans ce coffre ? Cela se calcule avec précision, mais vous ne le croiriez pas ! Plusieurs centaines d’années ! Hélas, sans le revêtement, il est impossible de restaurer cet ‘appareil’. La science de la vie était là…" A noter que ce texte, ainsi que pas mal d’autres où M. Grimault répond, parfois de manière assez grossière, à ses opposants, n’est pas diffusé sur son propre mur Facebook mais sur celui d’un de ses plus chauds partisans ; M. Grimault ayant cependant plusieurs fois confirmé qu’il était bien l’auteur de ces textes.

[2En faisant d’ailleurs une double erreur sur le nom de Howard Vyse, qu’il appelle "Wise" en oubliant que Howard n’est pas son prénom mais fait partie de son nom.

[3En réalité J.R. Hill - NDLA.


Forum
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Le retour d’Allen en Angleterre
irna - le 25 mars 2013

Un commentaire d’un lecteur sur la version en anglais de cet article attire mon attention sur une discordance entre la version des évènements présentée par M. Grimault et les notes, qu’il a pu déchiffrer, de Walter Allen :

Bonjour Irna,

Je viens juste de lire cet article. Il y a cependant une chose que je n’ai pas vraiment comprise.

Au sujet de l’arrière-grand-père de Walter Allen, qui fut renvoyé par Howard Vyse, Jacques Grimault écrit :

"Par la suite, il fut même menacé physiquement, et dut rentrer précipitamment chez lui, dans le Wiltshire anglais"

Mais les notes de Walter Allen disent :

"Humfrey alla quelques semaines plus tard en Syrie et à Jérusalem pour voir la cité sainte [...] Hunfrey rentra en Angleterre à la fin de 1837. Dut attendre un mois un bateau de Beyrouth à Athènes. Rentra par l’Autriche et la Prusse."

Il est un peu difficile de saisir l’échelle de temps ici, mais, selon ces notes, l’arrière-grand-père d’Allen ne semble pas du tout être rentré précipitamment chez lui. Il est plutôt parti faire un circuit au Liban, en Palestine et en Europe, et n’est rentré dans le Wiltshire que plusieurs mois plus tard.

Je me demande si M. Grimault pourrait expliquer cette apparente contradiction ?

Cordialement,

Abacus

Je transmets la question à M. Grimault.

"La Révélation des Pyramides" : Sitchin ou pas Sitchin ?
elsachoc - le 20 août 2013

En même temps ce n’est pas non plus la thèse majeure de M GRIMAULT mais ça a le mérite de montrer une nouvelle fois les contradiction de l’auteur.

Quant au fameux cartouche, je ne pense pas qu’on aura un jour la preuve ultime. Les fouilles ou les recherches dans la Grande Pyramide sont interdites depuis longtemps, et les visites à l’intérieur sont de plus en plus restreintes. Nous n’avons plus que des témoignages visuels donc forcément soumis à caution.

Je me dis simplement que si c’était un faux, il aurait été simple pour la science de le démontrer.

A l’époque, je doute que l’instigateur se soit pris la peine de reproduire à l’identique les composants minéraux et les pigments de la "peinture" d’origine, ce qui aurait impliqué du temps, des essais, des connaissances, alors que si l’on en croit les partisants du complot, cela aurait été plutôt réalisé dans la précipitation par quelqu’un qui procédait, rappellons-le, à des excavations à coup de dynamite...

Si l’intérieur de la Grande Pyramide avait été découverte et explorée au 20eme siecle, cela aurait été sand doute différent, les méthodes n’ont plus rien à voir, on se rapproche même des Expert à Gizeh lol.

"La Révélation des Pyramides" : Sitchin ou pas Sitchin ?
kuota - le 12 mai 2014

Bonjour.

Pour ma part, le cartouche peint dans un recoin de la grande pyramide ne me convainc pas du tout. Comment un grand roi mégalo au point de se faire construire un tel tombeau pourrait il ne pas marquer son nom de manière plus explicite ? Cela n’a pas de sens. Il n’est pas possible de prouver que ce cartouche soit vrai ou faux, c’est un débat stérile.

Que dispose t’on comme autre indice ? Une statuette trouvée à 20 km et dont on prétent qu’elle représente Kéops.... La encore, cela ne me convainc pas du tout.

Et pour Képhren, a t’on une preuve, un cartouche, un hiéroglyphe ?

Et pour Mykérinos ?

Objectivement, j’ai beau cherché je ne trouve pas de preuve acceptable de l’origine officielle des commanditaire des ces monuments.

"La Révélation des Pyramides" : Sitchin ou pas Sitchin ?
Irna - le 12 mai 2014

Bonjour,

1) la grande pyramide était attribuée à Khufu/Kheops par tous les auteurs de l’Antiquité, bien avant qu’Howard-Vyse ne découvre les inscriptions en question - je dis bien *les* inscriptions, car plusieurs noms de Khufu apparaissent dans ces inscriptions, y compris, comme expliqué plus haut, certains dont on ignorait l’existence même à l’époque d’Howard-Vyse.

2) Ces inscriptions n’ont pas été demandées par le roi pour "marquer" son monument, elles font partie du nom des équipes d’ouvriers qui identifiaient ainsi certaines pierres ; chacune des équipes avait un surnom du type "les amis de Khufu" etc. On retrouve de telles marques de carriers dans d’autres monuments.

3) Tous les éléments connus vont dans le sens d’inscriptions authentiques ; c’est à ceux qui doutent de leur authenticité d’offrir des arguments solides, plus solides que les délires d’un Sitchin qui a clairement menti à plusieurs reprises dans cette histoire.

4) Pour les autres indices, en dehors du temple de Khufu, de ses navires, des tombes de ses parents et dignitaires à proximité de sa pyramide, je vous laisse vous renseigner sur les découvertes récentes de Pierre Taillet qui devraient mettre un point final à cette stupide histoire de faux cartouche pour les gens qui ont un minimum d’honnêteté intellectuelle.

Cordialement,
Irna

"La Révélation des Pyramides" : Sitchin ou pas Sitchin ?
Ningirsu - le 2 août 2014

Bonjour,

Juste une petite précision : il s’agit de Pierre Tallet et non Taillet. Il a d’ailleurs fouillé et travaillé sur le port Ouadi al-jarf. Les papyrus retrouvés là-bas montrent en effet les transports de pierres calcaires depuis la carrière de Tourah jusqu’à Gizeh sous le règne de Khéops.
Je vous laisse avec les publications mises en ligne gratuitement par Tallet : http://paris-sorbonne.academia.edu/PierreTallet.

J’imagine bien que ça ne convaincra pas les sceptiques, mais dans un sens ça ne me gène pas plus que ça : je bosse dans la recherche archéo, et quand on avance à rien sur une étude, on aime bien se raconter les dernières "trouvailles" des complotistes pour rire un peu (je suis spécialisée dans le Proche-Orient antique, Sitchin et ses explications de sceaux-cylindres est mon chouchou personnel).
Mais je pense que ces articles peuvent vous intéresser, Irna, si vous ne les aviez pas déjà vus.

"La Révélation des Pyramides" : Sitchin ou pas Sitchin ?
Irna - le 2 août 2014

Bonjour Ningirsu,

oui, Pierre Tallet, bien sûr, merci pour la correction :)

Il y avait aussi une vidéo d’excellente conférence de Gregory Marouard à l’Oriental Institute de Chicago (http://www.uccochicago.org/article.html?aid=641) qui a été brièvement mise en ligne au mois de mai, mais qui semble maintenant avoir disparu, malheureusement !

Avez-vous une idée de quand seront publiées les premières traductions des papyrus de Ouadi al-Jarf ?

"La Révélation des Pyramides" : Sitchin ou pas Sitchin ?
Ningirsu - le 2 août 2014

Aux dernières nouvelles, c’est pas pour tout de suite, mais la prochaine fois qu’il passe, je lui demande ! (S’il savait pour quelles raisons on s’inquiète de ses publications, je ne sais pas si ça l’atterrerait pas plus que ça ne l’amuserait !)
Dommage pour la vidéo, ça avait l’air intéressant ! Je ne l’ai pas vue passer, même si je consulte l’OIC régulièrement.

"La Révélation des Pyramides" : Sitchin ou pas Sitchin ?
Irna - le 2 août 2014

S’il savait pour quelles raisons on s’inquiète de ses publications, je ne sais pas si ça l’atterrerait pas plus que ça ne l’amuserait !

 :)

C’est effectivement atterrant... d’autant plus que de toute façon ça ne convaincra pas les "pyramidiots", qui trouveront bien un moyen de contourner ces découvertes pour continuer à affirmer que la pyramide a 12 000 ans et qu’elle n’a pas été construite par les anciens Egyptiens...

Ceci dit, je trouve le travail de Pierre Tallet passionnant indépendamment de son éventuelle utilité pour "débunker" les théories pyramidiotes :)

"La Révélation des Pyramides" : Sitchin ou pas Sitchin ?
Ningirsu - le 2 août 2014

C’est ça que j’aime chez eux, c’est ce côté constamment à côté de la plaque, mais toujours surprenant ! Au boulot, on s’amuse de temps en temps à former des théories du complot/aliens/atlantes à partir d’un nombre d’objets archéo pris au hasard : le pire, c’est que c’est pas plus fou que la "révélation des pyramides"...
D’ailleurs, ce "documentaire" fait maintenant partie de nos soirées "chapeaux en alu" (en référence aux gens qui croient que ça empêche les aliens de lire les pensées), avec quelques autres trucs dans le même genre. Pour me faire râler, il suffit de me passer les quelques premières minutes du documentaire : le coup des peaux de bêtes en 3000 avant... pour quelqu’un qui étudie le Proche-Orient, y’a de quoi partir en flammes !
(Et encore, dans le groupe d’amis, on a un paléonthologue, parait que dans son secteur aussi, y’a des "théoristes" gratinés)

"La Révélation des Pyramides" : Sitchin ou pas Sitchin ?
Irna - le 1er janvier 2015

Deux article de Pierre Tallet sur les papyrus de Ouadi el-Jarf :
- 2013
- 2014

"La Révélation des Pyramides" : Preuve ou pas Preuve ?
Ontologia - le 31 août 2015

Irna,

Pour quelqu’un qui défend "l’approche scientifique", votre position me parait plus proche du Scientisme qu’autre chose.
Vous tombez dans les mêmes délire que M. Grimault, mais dans le sens inverse : lui croit aux Atlantes et autres extra-terrestres, et vous aux consensus universitaires, parce l’argument d’autorité que c’est l’Université. Un argument d’autorité est d’ordre religieux, pas scientifique.
Faites des sciences dures et vous verrez.

Le graphiti est-il contemporain de Kheops ou non ? On en sais rien, et peut-être que la présence d’un ingrédient d’origine organique dans la peinture composant l’inscription nous permettrait de de clore définitivement cette polémique (Carbone 14).

En attendant, toutes les spéculations oiseuses sur l’age de cette inscription sont vaines, un peu comme la prétendue tête d’Henri IV dont on a pas pu vérifier l’ADN.

De même, s’il était prouvé que cette inscription est d’époque, qu’est-ce qui nous prouve qu’elle ait été inscrite par les bâtisseurs ? Rien.

Qu’est-ce qui nous prouve que les égyptiens de l’époque de Kheops ne sont pas rentrés dans une pyramide existante ? Rien.

La stèle de la fille de Kheops, qui est une recopie de la XXIième dynastie d’une stèle censément de l’époque de Kheops, laisse entendre que la pyramide s’y trouvait déjà.

Bref, quand on est un vrai scientifique, et pas comme un scientiste, comme vous apparaissez malheureusement trop souvent, on doit avec humilité reconnaître que nous n’aurons une vrai réponse à cette question que lorsque nous aurons une datation aux moyens physiques : on a détecté du bois au bout d’un des puits de la pyramide, nous n’attendons plus que l’autorisation des autorités Égyptienne pour envoyer un robot, ramener un échantillon sous contrôle d’huissier, et l’envoyer à 5 laboratoires différents afin d’obtenir une datation fiable.

Là, nous saurons, et tous vos raisonnements, qui sont aussi oiseux que ceux de M. Grimault, auront enfin la réponse à leur question initiale.

"La Révélation des Pyramides" : Preuve ou pas Preuve ?
Irna - le 1er septembre 2015

Bonjour,
bien agressif pour un premier message ! Voyons voir :

Pour quelqu’un qui défend "l’approche scientifique", votre position me parait plus proche du Scientisme qu’autre chose.

Vous serez bien aimable de me préciser en quoi ma position vous semble relever du scientisme exactement ? A moins que vous n’entendiez tout simplement par « scientisme » l’idée « selon laquelle la science expérimentale a priorité pour interpréter le monde sur les formes plus anciennes de référence : révélation religieuse, tradition, coutume et idées reçues », auquel cas votre analyse est juste. Mais je ne sais pourquoi j’ai comme l’impression que vous avez plutôt voulu m’insulter par ce mot :)

lui croit aux Atlantes et autres extra-terrestres, et vous aux consensus universitaires, parce l’argument d’autorité que c’est l’Université. Un argument d’autorité est d’ordre religieux, pas scientifique.
Faites des sciences dures et vous verrez.

Attention, vous allez fâcher M. Grimault, qui clame partout haut et fort qu’il n’a jamais mentionné les Atlantes ni les ET dans son film :D
De votre côté, il faudrait essayer de comprendre un peu mieux ce qui distingue un argument d’autorité, a priori peu valable, d’un argument reposant sur un consensus scientifique. Par exemple, « j’ai fait des sciences dures donc je peux raconter des âneries sur l’Egypte ancienne », ça c’est un argument d’autorité - d’autant plus que vous ne connaissez pas le background de la personne à qui vous vous adressez en matière de sciences dures :)
Lorsque la communauté scientifique arrive à un consensus sur une question donnée, d’une part c’est généralement après moult débats, discussions, expertises et contre-expertises, publications et contre-publications ; d’autre part ce consensus est toujours provisoire, et peut, comme cela arrive régulièrement, être remis en question par de nouvelles découvertes ou analyses. Rien à voir donc avec la religion ou de quelconques révélations, par essence non réfutables.

Le graphiti est-il contemporain de Kheops ou non ? On en sais rien, et peut-être que la présence d’un ingrédient d’origine organique dans la peinture composant l’inscription nous permettrait de de clore définitivement cette polémique (Carbone 14).

Oui, l’ocre de l’inscription pourrait peut-être être datée ; mais
- on n’a pas de certitude sur la présence de matière organique ; l’ocre utilisé est d’origine minérale, et donc non datable par le C14 ; il est possible qu’il y ait un liant organique, c’est fréquent, mais il serait évidemment en quantité infime
- d’où le deuxième problème : ces graffitis sont uniques, on n’en a pas trouvé d’autres dans la grande pyramide, à l’exception de quelques marques à l’extrémité des conduits de la « chambre de la Reine » ou chambre médiane. Quelle part de ces inscriptions inestimables faudrait-il, d’après vous, détruire, pour obtenir une quantité suffisante de matériau éventuellement datable ? Je signale à ce propos que l’acte lamentable de dégradation des graffitis par les pseudo-archéologues allemands Görlitz et Erdmann était d’autant plus stupide que l’échantillon volé était largement insuffisant de toute façon pour faire une datation : http://www.focus.de/kultur/diverses/archaeologie-riesenwirbel-in-aegypten-um-gizeh-splitter_id_3423004.html (« En raison de la petite taille des échantillons il n’y a pas assez de carbone présent pour déterminer leur âge par le radiocarbone. »)
- enfin il faudrait pouvoir trouver des échantillons non contaminés, ce qui semble plus que problématique dans ces chambres où se sont succédé, en particulier au XIXème siècle, les visiteurs équipés de torches ou de lampes dégageant fumées et suies...

Par ailleurs, et c’est tout le sens de mon article, il n’y a polémique sur le sujet que du fait des mensonges de Sitchin, qui a créé cette polémique de toutes pièces. Relisez s’il vous plaît l’article.

En attendant, toutes les spéculations oiseuses sur l’age de cette inscription sont vaines, un peu comme la prétendue tête d’Henri IV dont on a pas pu vérifier l’ADN.
De même, s’il était prouvé que cette inscription est d’époque, qu’est-ce qui nous prouve qu’elle ait été inscrite par les bâtisseurs ? Rien.
Qu’est-ce qui nous prouve que les égyptiens de l’époque de Kheops ne sont pas rentrés dans une pyramide existante ? Rien.

Qu’est-ce qui nous prouve que les pyramides n’ont pas été construites par des extraterrestres ? Rien. Qu’est-ce qui nous prouve qu’il n’y a pas une théière de porcelaine en orbite elliptique autour du Soleil ? Rien. Et c’est vous qui osez me reprocher des « spéculations oiseuses » ? :D

La stèle de la fille de Kheops, qui est une recopie de la XXIième dynastie d’une stèle censément de l’époque de Kheops, laisse entendre que la pyramide s’y trouvait déjà.

Cet argument repose sur une interprétation erronée de ce qu’est la stèle dite de l’inventaire, interprétation qu’on retrouve - tiens donc ! - tout d’abord chez Sitchin, puis reprise chez Hancock et beaucoup d’autres. Cette stèle date de l’époque saïte, de la XXVIème dynastie (entre 664 et 524 avant JC) ; elle a été retrouvée dans un temple d’Isis datant de la XXIème dynastie, lui-même construit sur l’emplacement d’un temple mortuaire en ruines lié à une des quatre pyramides satellites du complexe funéraire de Khéops (la pyramide G1C). Il a été prouvé, par son contenu même (par exemple la mention de divinités non présentes dans l’Egypte de la IVème dynastie), qu’elle ne peut pas être une « recopie » d’une stèle de la IVème dynastie. Voir par exemple ici ce qu’en dit l’égyptologue Selim Hassan en 1949 : https://groups.google.com/forum/#!topic/sci.archaeology.moderated/RO50o_P4PIg ; même le papier nettement plus ancien (1908) que vous indiquez en lien dit à peu près la même chose, même si son auteur considère qu’une petite partie de la stèle pourrait être attribuée à la IVème dynastie : « Tout ce qui, dans la stèle, a rapport au Sphinx est donc de basse époque, une addition à la copie écourtée d’une inscription ancienne jugée bon de reproduire dans l’intérêt du temple. »
On ne peut pas considérer cette stèle comme un document historique sur l’Ancien empire, et encore moins l’utiliser comme argument contre les éléments dont on dispose pour dater les grandes pyramides (voir ci-dessous).

Bref, quand on est un vrai scientifique, et pas comme un scientiste, comme vous apparaissez malheureusement trop souvent, on doit avec humilité reconnaître que nous n’aurons une vrai réponse à cette question que lorsque nous aurons une datation aux moyens physiques : on a détecté du bois au bout d’un des puits de la pyramide, nous n’attendons plus que l’autorisation des autorités Égyptienne pour envoyer un robot, ramener un échantillon sous contrôle d’huissier, et l’envoyer à 5 laboratoires différents afin d’obtenir une datation fiable.

« Du bois au bout d’un des puits de la pyramide » ? Première nouvelle ! Parlez-vous des conduits qui partent des chambres ? Vous seriez bien aimable de me fournir les références de cette découverte ! A ma connaissance le seul bois découvert dans un conduit de la chambre médiane l’a été au XIXème siècle par Waynman Dixon, et ce fragment de cèdre est aujourd’hui perdu. Les projets Upuaut 1 et 2 et Djedi n’ont trouvé dans ces conduits que quelques nouveaus graffitis, et des poignées de cuivre sur la « porte de Gantenbrink » à l’extrémité du conduit.

Mais bon, je vous signale quand même que des datations par « moyens physiques » existent déjà : il y a eu deux campagnes de datation de la Grande pyramide dont vous trouverez les résultats complets ici : https://journals.uair.arizona.edu/index.php/radiocarbon/article/download/3874/3299 ; au total plusieurs dizaines d’échantillons de matière organique ont été prélevés à tous les niveaux et sur toutes les faces de la pyramide, et ils donnent des résultats cohérents, cohérents également avec les datations réalisées sur d’autres éléments du complexe mortuaire de Khéops. Je vous rappelle aussi qu’on dispose maintenant de papyrus de la IVème dynastie, écrits par un des contremaîtres chargés de la construction de la pyramide de Khéops : https://www.academia.edu/9509033/_Des_papyrus_du_temps_de_Ch%C3%A9ops_au_Ouadi_el-Jarf_Golfe_de_Suez_BSFE_188_2014_p._25-49

Là, nous saurons, et tous vos raisonnements, qui sont aussi oiseux que ceux de M. Grimault, auront enfin la réponse à leur question initiale.

Avant d’accuser les autres de tenir des raisonnements oiseux, la moindre des choses serait quand même de se renseigner un minimum, et si possible auprès de sources récentes...

Cordialement quand même,
Irna

"La Révélation des Pyramides" : Preuve ou pas Preuve ?
Abacus - le 2 septembre 2015

Bonsoir Irna,

« Du bois au bout d’un des puits de la pyramide » ? Première nouvelle ! Parlez-vous des conduits qui partent des chambres ? Vous seriez bien aimable de me fournir les références de cette découverte ! A ma connaissance le seul bois découvert dans un conduit de la chambre médiane l’a été au XIXème siècle par Waynman Dixon, et ce fragment de cèdre est aujourd’hui perdu.

Ontologia faisait peut-être allusion à cet épisode ? http://www.robertbauval.co.uk/articles/articles/DE49cont.html

Voici bien plus de details au sujet du fragment de cèdre.

Abacus

"La Révélation des Pyramides" : Preuve ou pas Preuve ?
Nali - le 2 septembre 2015

En ce qui concerne la datation des pyramides, je renvoie a l’étude de Ioannis Liritzis :
https://www.academia.edu/7617326/EGYPTIAN_MONUMENTS_DATED_BY_SURFACE_LUMINESCENCE_DATING_METHOD-_GIZA_ABYDOS_in_press_

Car contrairement a ce qui est lu a peu près partout, on PEUT, dans certains cas, dater quand une roche a été taillée.
Par un moyen détourné du moins, en datant a quel moment elle a reçu la lumière du soleil pour la dernière fois.
On peut raisonnablement penser que une pierre a été taillée a peu près a la même période qu’elle a été utilisée dans la construction.

Sa méthode de datation manque hélas de précision dans certains cas, mais évalue la construction de la pyramide de Mykerinos a 3450 ± 950 avant JC, donc entre -4400 et -2500.
Ce qui tombe dans la fourchette des historiens (2613 - 2494 av. JC) .

"La Révélation des Pyramides" : Preuve ou pas Preuve ?
Abacus - le 2 septembre 2015

Et, de nouveau au sujet du fragment de cèdre, voici une image.

"La Révélation des Pyramides" : Preuve ou pas Preuve ?
Ontologia - le 2 septembre 2015

Vous serez bien aimable de me préciser en quoi ma position vous semble relever du scientisme exactement ? A moins que vous n’entendiez tout simplement par « scientisme » l’idée « selon laquelle la science expérimentale a priorité pour interpréter le monde sur les formes plus anciennes de référence : révélation religieuse, tradition, coutume et idées reçues », auquel cas votre analyse est juste. Mais je ne sais pourquoi j’ai comme l’impression que vous avez plutôt voulu m’insulter par ce mot :)

Très clairement, après avoir suivi votre propos étayé mais assez hystérique, je vous range parmi les scientistes.
La violence de votre propos est un indice psychologique très clair de la peur que vous ressentez qu’on vienne casser vos croyances. Phénomène typique de résistance.
C’est à dire aux "Religieux de la Raison", qui vont dans le sens du Dogme acceptable par l’Université. Le dogme est bien sûr aménageable, on le droit de discuter, mais dans un certains cadre.
Par exemple, imaginer qu’une civilisation avancée, disons ayant au moins atteint le niveau technologique de l’empire romain, ait pu s’épanouir brièvement il y a plus de 9000 ans est totalement hérétique. Et tout ce qui sort du cadre "acceptable" est bien sûr sorti du champ de recherche.

Mélanger les discipline est très mal vue. Puisque vous connaissez mon nom, et donc mon CV, je vous apprendrais plus qu’en recherche en informatique, j’ai eu l’expérience personnelle que mélanger Théorie des Langages et recherches sur les Système d’Exploitation est extrêmement mal vu, et donne lieu a une violence inimaginable (menace de nom publication ultérieur, blocage dans l’avancement de carrière, etc...). J’ai pu personnellement constater par moi même le terrorisme intellectuel qui y règne, alors que je croyais ce milieu comme l’élite de l’esprit humain, avec l’esprit d’ouverture le plus large possible. J’ai pu aussi constater que lamentablement, les reviewers d’un papier de recherche (accepté, donc je ne dis pas ça parce que je suis aigri), n’ont pas toujours le niveau pour être capable de le lire. Mais un ami chercheur m’expliquait que la plupart sont lus par des étudiants, car à leur décharge, les chercheurs ont souvent un emploi du temps impossible, devant les multiples casquettes qu’ils doivent ceindre.
C’est là que j’ai découvert, à ma très grande surprise, le scientisme.

De même, en archéologie, interroger des physiciens, des ingénieurs en construction est difficilement acceptable.
C’est ça que je vous reproche, à vous et à beaucoup d’universitaires en général : c’est de na pas accepter la Vérité avec humilité, mais de ne chercher que dans un sens qui arrange votre conviction profonde.

Moi, je change d’avis : il y a quelques jours, je doutais encore que l’on trouve des hiéroglyphes dans la GP. Ayant découvert que le robot de l’Université de Leeds en ait relevé au fond de la conduite, me font maintenant penser que cette construction est indubitablement égyptienne, car il est impossible que ce soit un faux, vu son emplacement.
Mais il me faut des preuves, et des preuves irréfutable. Je suis formé aux sciences dures, et il me faut du solide, sinon je n’adhère pas. Que cela vous plaise ou non.

Lorsque la communauté scientifique arrive à un consensus sur une question donnée, d’une part c’est généralement après moult débats, discussions, expertises et contre-expertises, publications et contre-publications ; d’autre part ce consensus est toujours provisoire, et peut, comme cela arrive régulièrement, être remis en question par de nouvelles découvertes ou analyses. Rien à voir donc avec la religion ou de quelconques révélations, par essence non réfutables.

Dans vos rêves.
Débat dans un certain cadre.
Savez vous que l’Église Catholique vit en son sain moult débat houleux ? Depuis des siècles.
Mais dans un cadre, car il y a des limites à ne pas franchir !!
L’Université, c’est pareil : on a le droit de débattre, dans le cadre du Dogme. Je connais maint universitaires qui pourraient vous en parler, et encore, dans des domaines de science dur, où la démonstration prévaut, alors chez les littéraires, où il n’y quasiment aucun moyen de prouver quoi que ce soit...

En Égyptologie, le fait que la GP soit un tombeau n’est pas discutable, ni le fait qu’elle ait été construite en 20 ans. On a des faisceau de preuves, mais pas de preuves.
En Biologie, le fait que le cerveau continue à créer des neurones avant 20 ans, n’était pas discutable, jusqu’à il y a peu.
Souvenez vous du traitement qu’on a réservé à M. Benveniste au sujet de la mémoire de l’eau, avant que Luc Montagner, prix Nobel (et paf un argument d’autorité) vienne mettre son nez dedans que Marc henry, directeur du Laboratoire de Chimie Moléculaire de l’État Solide de l’Université de Strasbourg vienne proposer un modèle tout à fait acceptable au regard des connaissance physiques actuelles.
Souvenez vous des physiciens des années 1910-1930 qui en venaient aux mains en se battant pour ou contre la théorie quantique. Combien de carrières brisées ? L’ordinateur que vous avez entre les mains repose en grande partie sur les savoir théorique issue de cette branche de la physique qui fut tant combattue.

Et encore, nous ne connaissons que les histoires qui ont finalement réussi à faire le trou. Nassim Nicholas Taleb explique cela très bien dans le Cygne Noir et Antifragile : les marins croyait qu’invoquer tel ou tel saint les sauvait du naufrage parce que ceux qui étaient revenus avaient raconté l’avoir invoqué, mais nous ne connaissons pas tout ceux qui l’ont invoqué et sont mort. C’est le principe du biais cognitif. La plupart de nos croyances en sont issus.
Au passage, je vous recommande chaudement ces deux livres (surtout le Sygne Noir pour vous), cela vous apprendra à penser comme un vrai scientifique, et pas comme une littéraire.
Vous comprendrez aussi d’ailleurs un peu mieux ma position : je suis un sceptique empiriste.

Oui, l’ocre de l’inscription pourrait peut-être être datée ; mais
- on n’a pas de certitude sur la présence de matière organique ; l’ocre utilisé est d’origine minérale, et donc non datable par le C14 ; il est possible qu’il y ait un liant organique, c’est fréquent, mais il serait évidemment en quantité infime
- d’où le deuxième problème : ces graffitis sont uniques, on n’en a pas trouvé d’autres dans la grande pyramide, à l’exception de quelques marques à l’extrémité des conduits de la « chambre de la Reine » ou chambre médiane. Quelle part de ces inscriptions inestimables faudrait-il, d’après vous, détruire, pour obtenir une quantité suffisante de matériau éventuellement datable ? Je signale à ce propos que l’acte lamentable de dégradation des graffitis par les pseudo-archéologues allemands Görlitz et Erdmann était d’autant plus stupide que l’échantillon volé était largement insuffisant de toute façon pour faire une datation : http://www.focus.de/kultur/diverses/archaeologie-riesenwirbel-in-aegypten-um-gizeh-splitter_id_3423004.html (« En raison de la petite taille des échantillons il n’y a pas assez de carbone présent pour déterminer leur âge par le radiocarbone. »)
- enfin il faudrait pouvoir trouver des échantillons non contaminés, ce qui semble plus que problématique dans ces chambres où se sont succédé, en particulier au XIXème siècle, les visiteurs équipés de torches ou de lampes dégageant fumées et suies...

Par ailleurs, et c’est tout le sens de mon article, il n’y a polémique sur le sujet que du fait des mensonges de Sitchin, qui a créé cette polémique de toutes pièces. Relisez s’il vous plaît l’article.

Sur ces points, je suis d’accord. Concernant la controverse de Sitchin, je n’en sais rien, je n’ai pas étudié la question. De toutes façons, elle est maintenant nulle et non avenue avec la récente découverte des hiéroglyphes dans le conduit.
Mais ce n’est pas là le point important.

Qu’est-ce qui nous prouve que les pyramides n’ont pas été construites par des extraterrestres ? Rien. Qu’est-ce qui nous prouve qu’il n’y a pas une théière de porcelaine en orbite elliptique autour du Soleil ? Rien. Et c’est vous qui osez me reprocher des « spéculations oiseuses » ? :D

Et aller, encore la mauvaise foi...
Je vous le reproche, car vous balayez ces hypothèses d’un revers de la main, comme hypothèses construites par des illuminés (cela dit, comme je ne crois pas aux ET, j’ai tendance à les considérer comme tel, mais je ne peux pas le prouver).
Vous voyez comment vous procédez : vous insultez les gens qui se posent la question à longueur de poste, vous introduisez un prémisse débile (la théière), et vous me reprochez de vous reprochez des spéculation oiseuses quand vous écartez toute information qui pourrait nuire au dogme auquel vous croyez.
C’est votre droit le plus strict de croire à un dogme, comme d’être athée ou croyant. Nous sommes dans un pays libre. Adhérez à l’association cultuelle Zététique et vous vous sentirez heureuse à croire avec d’autre que vous détenez la Vérité, comme les fidèles de la plupart des religions dans le monde.

Cet argument repose sur une interprétation erronée de ce qu’est la stèle dite de l’inventaire, interprétation qu’on retrouve - tiens donc ! - tout d’abord chez Sitchin, puis reprise chez Hancock et beaucoup d’autres. Cette stèle date de l’époque saïte, de la XXVIème dynastie (entre 664 et 524 avant JC) ; elle a été retrouvée dans un temple d’Isis datant de la XXIème dynastie, lui-même construit sur l’emplacement d’un temple mortuaire en ruines lié à une des quatre pyramides satellites du complexe funéraire de Khéops (la pyramide G1C). Il a été prouvé, par son contenu même (par exemple la mention de divinités non présentes dans l’Egypte de la IVème dynastie), qu’elle ne peut pas être une « recopie » d’une stèle de la IVème dynastie. Voir par exemple ici ce qu’en dit l’égyptologue Selim Hassan en 1949 : https://groups.google.com/forum/#!topic/sci.archaeology.moderated/RO50o_P4PIg ; même le papier nettement plus ancien (1908) que vous indiquez en lien dit à peu près la même chose, même si son auteur considère qu’une petite partie de la stèle pourrait être attribuée à la IVème dynastie : « Tout ce qui, dans la stèle, a rapport au Sphinx est donc de basse époque, une addition à la copie écourtée d’une inscription ancienne jugée bon de reproduire dans l’intérêt du temple. »
On ne peut pas considérer cette stèle comme un document historique sur l’Ancien empire, et encore moins l’utiliser comme argument contre les éléments dont on dispose pour dater les grandes pyramides (voir ci-dessous).

Le problème, c’est que rien ne peut être considéré comme un exposé de fait, attendue les intérêts de pouvoir qui présidait à la rédaction des documents.J’adhère assez volontiers aux observations de M. Hassan, même si ce n’est que son avis, étayé par à peu près rien.
Je vous prend encore en flag de chercher des arguments qui vous arrange...

Mais bon, je vous signale quand même que des datations par « moyens physiques » existent déjà : il y a eu deux campagnes de datation de la Grande pyramide dont vous trouverez les résultats complets ici : https://journals.uair.arizona.edu/index.php/radiocarbon/article/download/3874/3299 ; au total plusieurs dizaines d’échantillons de matière organique ont été prélevés à tous les niveaux et sur toutes les faces de la pyramide, et ils donnent des résultats cohérents, cohérents également avec les datations réalisées sur d’autres éléments du complexe mortuaire de Khéops. Je vous rappelle aussi qu’on dispose maintenant de papyrus de la IVème dynastie, écrits par un des contremaîtres chargés de la construction de la pyramide de Khéops : https://www.academia.edu/9509033/_Des_papyrus_du_temps_de_Ch%C3%A9ops_au_Ouadi_el-Jarf_Golfe_de_Suez_BSFE_188_2014_p._25-49

Ok, mais qu’est-ce qui prouve que ces échantillons sont valides, et que d’autres n’ont pas été écartés ?
Quand une équipe américaine a prétendue disposer d’échantillons de poil du Bigfoot, ils ont eu la présence d’esprit d’envoyer leur échantillon dans cinq laboratoire différents, et surtout en ne leur disant rien de leur présupposition.
C’est la base de la technique du double aveugle.
Surtout quand on sait que Mark Lehner a participé à la collecte, on se pose des questions sur l’objectivité.
Je crois aux datations dont je peux être sûr qu’elles ont été menées dans des conditions d’objectivité.
M’enfin bon, ma conviction est effectivement qu’elle a été construite a cette époque, car admettons que les résultats ne soient pas trafiqués, ajoutés au hiéroglyphes qu’ont retrouve, ça colle.

De toutes façons, ce n’est pas le fait que ce soit ou non la pyramide de Kheops ou non qui me pose problème.
C’est la théorie de l’utilisation des outils en bois et en cuivre qui me pose problème, ausis ingénieux soient-ils d’ailleurs.
J’en discutais il y a quelques jours avec un ami ingénieur Centralien (et paf un argument d’autorité) qui m’expliquait que tailler des pierres aussi lourdes que celle du temple d’Abydos (et ceux du Machu Pichu, Ollantaytambo, Sacsayhuamán, etc...), avec une telle précision pose des problèmes très difficile à surmonter : précision trop grande pour être réalisée à la main, encastrement des pierres très précis lorsqu’on a 6 faces.
Rien que la stabilisation de la pierre pour qu’elle soit bloquée dans ses six degrés de liberté (Rotation sur X,Y,Z et translation sur X,Y,Z) lorsqu’on a des formes avec 9 faces devient affreusement complexe.

Puisque vous savez écumer Google Scholar, je serai intéressé par des papiers probants sur ces questions, avec de l’archéologie expérimental de taille de ces pierres, et d’emboitage.

"La Révélation des Pyramides" : Preuve ou pas Preuve ?
Abacus - le 2 septembre 2015

@ Ontologia :

qu’est-ce qui prouve que ces échantillons sont valides, et que d’autres n’ont pas été écartés ?

Doutez-vous de la bonne foi de Robert Wenke ? Ou de John Nolan ? Pensez-vous vraiment que les universitaires respectés comme ceux-ci sont vraiment capables de tricher et de remplacer les échantillons ?

Quand une équipe américaine a prétendue disposer d’échantillons de poil du Bigfoot, ils ont eu la présence d’esprit d’envoyer leur échantillon dans cinq laboratoire différents

Eh bien, en 1984, les échantillons de matières organiques étaient envoyés à la Southern Methodist University. En 1995, ils étaient envoyés au Desert Research Institute (DRI) de Las Vegas, Nevada ; et au AMS à la laboratoire ETH à Zurich.

Puisque vous savez écumer Google Scholar, je serai intéressé par des papiers probants sur ces questions, avec de l’archéologie expérimental de taille de ces pierres, et d’emboitage.

Eh bien, pourquoi ne pas faire cette recherche vous-même, puis revenir et nous dire ce que vous avez découvert ?

"La Révélation des Pyramides" : Preuve ou pas Preuve ?
Epiméthée - le 4 septembre 2015

Bonjour,
J’aurais quelques questions pour Ontologia. La première est importante : qu’entendez vous par "preuve irréfutable" en archéologie ?

Un peu de contexte : l’archéologie est, par définition une science destructive et inductive.
Destructive signifie ici que les résultats obtenus ne sont jamais reproductibles puisqu’une campagne de fouille nécessite la destruction du contexte archéologique des objets découverts. Dès lors, le protocole de fouille est essentiel pour valider le travail effectué. La documentation est à la fois matérielle, les objets, et méthodologique, les moyens employés. Cet aspect destructif explique que les archéologues ne fouillent pas toujours l’intégralité des sites, laissant ainsi la possibilité de revenir sur le site avec de nouvelles méthodes et incluant donc dans leur travail la possibilité de le critiquer...

Inductive, et c’est le plus important argument, signifie que, par sa nature même, l’archéologie tire des généralités d’observations incomplètes. En ce sens, elle ne dépend jamais d’une observation ou d’un objet mais d’une accumulation d’observations et d’objets . On n’y trouvera jamais de preuve, comme au tribunal, mais toujours des faisceaux de preuves.
(Y a un excellent livre, pluridisciplinaire d’ailleurs, dirigé par Alain Testart, Les Armes dans les Eaux, qui résume bien sur un tout autre sujet les questions de méthodologie et la manière d’établir un fait archéologique.)

Dans le cas des pyramides comme tombeau, par exemple, un ensemble de sources antiques donne une idée assez précise de la fonction qui leur est attribuée à une période contemporaine. Elles seraient insuffisantes si elles ne s’accompagnaient pas de la chronologie de l’architecture des tombes égyptienne qui montre leur évolution du mastaba à la pyramide puis à l’hypogée. Constatant de plus que Saqqarah ou Gizeh sont des complexes funéraires, le lien entre mort et pyramide semble démontré.
Quand bien même on pourrait prouver que les pyramides n’ont pas contenu de corps, cela ne suffirait pas à en faire autre chose que des monuments funéraires. La pyramide d’Ahmosis, par exemple, est un cénotaphe.

Ajoutons que, par exemple, la pyramide de Saqqarah contient les restes de corps mais aussi du mobilier funéraire qu’on retrouve dans les tombes inviolées antérieures et postérieures.

Si maintenant je reprends votre exemple d’une civilisation aussi technologiquement avancée que les romains il y a 9000 ans, le problème n’est pas de la proposer. Il est bien de trouver un ensemble d’éléments, d’objets, bref, un contexte rendant cette hypothèse crédible. Il ne s’agit d’ailleurs pas uniquement de découvrir une civilisation à son apogée. Pour l’Egypte, de -9000 à -6000, on possède des traces archéologiques de peuplements néolithiques qui évoluent en habitation qui débouchent, après une maturation plurimillénaire, sur les sociétés du Bas-Empire.
Comme on dit, Rome ne s’est pas bâtie en un jour. D’ailleurs, elle n’a pas disparu en un jour non plus.

Ajoutons qu’une telle sociétés laisse non seulement des traces monumentales, pyramides, Colisée, etc.. mais aussi des traces plus banales. Par exemple, dans le cas des romains comme des égyptiens, on peut trouver leurs carrières, leurs villages, les scories de leurs forges... Bref... Encore une fois, aucun de ces éléments n’est significatif à lui tout seul. Pris ensemble, ils tendent à donner un aperçu, certes imparfait, de la culture matérielle de la société considérée.

Pour résumer, l’archéologie ne procède pas par hypothèse et observation mais par observation et hypothèse. En gros, on commence par découvrir, ou inventer pour utiliser le terme précis, des objets qui permettent de proposer des théories qui vont être confirmées ou infirmées par de nouvelles découvertes qui permettront de produire une hypothèse.
Ceci est surtout valable pour les sociétés préhistoriques : lorsqu’on possède des sources, on peut bien évidemment s’y référer pour produire un cadre théorique bien plus facilement.

Dans ce sens, citer Taleb est peu significatif puisque son modèle s’applique d’abord à l’économie, qu’il étend à des évènements futurs de l’histoire humaine. Loin de traiter un fait nouveau dans le champ scientifique, il parle d’abord du surgissement d’un évènement nouveau dans le champ de l’histoire et de la prévisibilité des modèles économiques. Ceci dit, après avoir cité Taleb, il me parait périlleux de justifier par sa seule expérience d’un domaine précis une conception globale de la science.

Comme saine lecture, je vous propose plutôt "la structure des révolutions scientifiques" de Thomas Kuhn. Vous risquez de revoir un peu vos positions sur la physique quantique ainsi que de comprendre la différence entre un dogme et un paradigme.
Juste comme ça, formellement, Planck est nommé recteur en 1913 et est couvert de prix dans les années 1920. Il reçoit le Nobel en 1918 pour sa découverte des quantas. Autant pour les carrières brisées...
Plus globalement, c’est bien l’échec répété des théories précédentes qui pousse à la construction d’un nouveau paradigme. Si on s’écharpe sur les détails jusqu’à son établissement, on communique surtout beaucoup, s’appuyant sur les travaux les uns des autres. Planck, Einstein, Lorentz, ne vivent pas en vase clos. Et, par exemple, je vois mal les dégâts dans les carrières d’Heisenberg et de Schrödinger, malgré leur controverse.

Évidemment, je ne prétends pas à l’angélisme des scientifiques. Résumer leur travail à des conflits d’ego me paraît pour le moins réducteur. La reconnaissance que ces précurseurs ont connu de leur vivant me semble en effet contredire vos hypothèses des mandarins.

Après, je suis pas certain de ce dont vous parlez lorsque vous évoquez Théorie des langages (que je comprends dans son sens linguistique) et recherche sur les systèmes d’exploitation, n’étant pas informaticien. Je sais par contre que Luc Steels ou Jean Pierre Balpe, pour ne citer qu’eux, travaillent depuis longtemps sur l’informatique et le langage. Peut-être leurs travaux vous intéresseront-ils ? Ou alors vous parlez d’autre chose et je suis plutôt curieux...

Ensuite, quelques petits détails : d’abord, Marc Henry n’a, à ma connaissance, pas publié sur le sujet de la mémoire de l’eau. Son laboratoire sur le site de l’université de Strasbourg n’en fait pas mention. Toutes les références que j’ai pu trouver sont dans des blogs ou des conférences à destination du grand public, jamais à d’autres scientifiques. Je sais pas, mais y a peut être baleine sous gravillon, non ? Ah ! Suis-je bête ! Le Dogme de la Science dissimule la Vérité ! Euh... c’est pas ce qu’on appelle un raisonnement circulaire ça ?
Si vous avez une source, à part ça, je serai d’ailleurs assez intéressé aussi.

Pour Bigfoot, je suis pas certain de quelle équipe vous parlez, mais si vous évoquez Melba Ketchum... Effectivement, plusieurs équipes furent impliquées : Searching for Bigfoot Inc, Sasquatch-the Quest, ou encore le North American Bigfoot Survey... Euh... Y a rien qui vous choque à nouveau ?
Ah, si jamais : http://www.csicop.org/sb/show/the_ketchum_project_what_to_believe_about_bigfoot_dna_science, le cirque est trop ridicule pour ne pas se plonger dans les détails... mais pas la motiv de le résumer ici..

Pour finir, il semble qu’a propos de la difficulté à assembler des blocs, votre argument démontre bien que c’est tout à fait réalisable : ainsi, vous prenez la peine de citer plusieurs sites distants dans le temps et l’espace, certains, comme les sites incas, dans le temps historique. Dès lors, il semble plutôt aisé de vous répondre que le nombre de société étant parvenues à un tel résultat démontre amplement leur faisabilité. Non ?
Au fait, vous pouvez définir une précision trop grande pour être réalisée à la main ?
Et bouclant la boucle, pourquoi accordez-vous la valeur de preuve définitive à l’archéologie expérimentale, qui pose pourtant de nombreux problèmes de méthode ?

Y a d’autres détails qui me dérangent dans votre propos, mais on y reviendra peut-être...

"La Révélation des Pyramides" : Preuve ou pas Preuve ?
Irna - le 22 septembre 2015

Merci pour ce message très intéressant, Epiméthée. J’aurais bien aimé lire la réponse d’Ontologia à vos questions, j’espère qu’il reviendra faire un tour par ici :)

"La Révélation des Pyramides" : Preuve ou pas Preuve ?
Irna - le 22 septembre 2015

Ontologia semble avoir disparu, ce n’était sans doute qu’un rageux de plus... Mais au cas où :

Très clairement, après avoir suivi votre propos étayé mais assez hystérique, je vous range parmi les scientistes.
La violence de votre propos est un indice psychologique très clair de la peur que vous ressentez qu’on vienne casser vos croyances.

Vous serez bien aimable de me donner quelques exemples de propos "hystériques" ou "violents" de ma part... Quant à votre pseudo-analyse psychologique, je vous dirais bien qu’en faire :D
Je passe sur la suite, vous avez visiblement du mal à voir la différence entre consensus scientifique et dogme religieux... Oserais-je même vous dire que vous me semblez quelque peu "hystérique" dans votre dénonciation du "terrorisme intellectuel" des scientifiques ? :D

De même, en archéologie, interroger des physiciens, des ingénieurs en construction est difficilement acceptable.

A nouveau, vous devriez vous renseigner un minimum avant de parler d’un domaine que vous connaissez visiblement très peu. Toutes les équipes archéologiques sérieuses sont de plus en plus interdisciplinaires, et recourent abondamment aux "sciences dures" comme vous les appelez. Ce n’est pas parce que Jacques Grimault en est resté à une image poussièreuse de l’archéologie du XIXème qu’il faut faire pareil !

Au passage, je vous recommande chaudement ces deux livres (surtout le Sygne Noir pour vous), cela vous apprendra à penser comme un vrai scientifique, et pas comme une littéraire.

Je vous remercie de vos conseils de lecture - et du ton condescendant sur lequel ils sont donnés... - mais 1° vous me semblez vous-même avoir quelques progrès à faire en matière de pensée scientifique ; et 2° évitez de faire des suppositions sur votre interlocuteur dont vous ne savez rien...

Vous comprendrez aussi d’ailleurs un peu mieux ma position : je suis un sceptique empiriste.

Je dirais plutôt un "hyper-critique", ou plutôt critique et sceptique quand ça l’arrange. A preuve :

Ok, mais qu’est-ce qui prouve que ces échantillons sont valides, et que d’autres n’ont pas été écartés ?

Est-ce à dire que vous mettez en doute soit l’honnêteté soit la compétence de l’équipe qui a réalisé ces datations ? Si vous allez par là, la dérive hyper-critique peut vous mener loin... Et c’est bien dommage que vous ne vous posiez pas les mêmes questions sur Benveniste et Montagnier !
Par ailleurs si vous aviez lu l’article en lien, vous sauriez combien exactement d’échantillons ont été écartés et pourquoi...

C’est la théorie de l’utilisation des outils en bois et en cuivre qui me pose problème, ausis ingénieux soient-ils d’ailleurs.
J’en discutais il y a quelques jours avec un ami ingénieur Centralien

C’est sûr qu’un ingénieur centralien est parfaitement compétent sur l’utilisation des outils de bois et cuivre...

Puisque vous savez écumer Google Scholar, je serai intéressé par des papiers probants sur ces questions, avec de l’archéologie expérimental de taille de ces pierres, et d’emboitage.

Désolée, mon hystérie maladive m’empêche d’avoir envie de vous fournir des liens que vous ne lirez peut-être pas. Mais comme vous êtes un vrai scientifique dur, vous allez pouvoir vous-même écumer Google Scholar en toute objectivité pour trouver ce qui vous intéresse, n’est-ce pas ?

"La Révélation des Pyramides" : Preuve ou pas Preuve ?
Abacus - le 1er septembre 2015

Le graphiti est-il contemporain de Kheops ou non ? On en sais rien

Mais au contraire : on en sait beaucoup. Voici, par exemple, cet article, “Egyptian Phyles in the Old Kingdom : The Evolution of a System of Social Organization,” Ann Macy Roth, Studies in Ancient Oriental Civilization 48, 120-131. Roth explique que ces inscriptions hiéroglyphiques, des formules qui contiennent le cartouche de Chéops, forment les noms des équipes de construction ; et que ces noms apparaissent d’une manière qui forme un modèle régulier.

peut-être que la présence d’un ingrédient d’origine organique dans la peinture composant l’inscription nous permettrait de de clore définitivement cette polémique (Carbone 14).

Il n’est pas aussi simple que cela. Tout d’abord, on ne sait pas si la peinture contient de composés organiques. Ensuite, au bout de deux cents ans après l’ouverture des chambres, il est possible que la peinture ait été affectée par certaines formes de contamination.

Et voir aussi cette page.

La stèle de la fille de Kheops, qui est une recopie de la XXIième dynastie d’une stèle censément de l’époque de Kheops, laisse entendre que la pyramide s’y trouvait déjà.

Voir cette page.

"La Révélation des Pyramides" : Preuve ou pas Preuve ?
Irna - le 1er septembre 2015

Abacus : merci pour ces précisions complémentaires ! Je n’arrivais plus à retrouver la page de Frank Doernenburg sur cette stèle de l’inventaire !

"La Révélation des Pyramides" : Preuve ou pas Preuve ?
Irna - le 1er septembre 2015

PS pour ontologia : j’ai vu le document que vous préparez sur les "points à vérifier" de LRDP ; l’initiative est louable, mais encore faudrait-il la mener honnêtement et sans parti pris. En particulier, si vous ne prenez pas la peine de chercher et vérifier de manière approfondie et objective les contre-arguments à LRDP, vous n’aboutirez qu’à un document de propagande pro-LRDP de plus. Je ne vous apprendrai rien en vous disant que le B A BA de la méthode scientifique consiste à essayer de réfuter l’hypothèse choisie, ce que vous ne faites pas. Je n’en prendrai qu’un exemple : pour la fabrication des vases de pierre dure, si vous mentionez bien Denys Stocks, vous ne l’avez visiblement pas lu, et prenez pour parole d’évangile l’affirmation de Dunn selon laquelle la méthode de Stocks ne produirait pas les mêmes stries...
Et puis, inviter Cui Prodest, alias Jacques Grimault, à contribuer à l’élaboration de votre document, ça c’est une garantie sérieuse d’objectivité :D



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