Mars, Egypte, Bosnie, même combat !

Article mis en ligne le 1er février 2007

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Deux mois après la publication de son premier texte dans la rubrique "Iz mog ugla", où il cherchait à démontrer que les "pyramides" de Visoko étaient en fait de gigantesques radeaux de survie, Goran Cakic se manifeste à nouveau sur le site de la Fondation avec un texte véritablement révolutionnaire, propre à bouleverser toutes nos certitudes scientifiques. Malheureusement ce monument de la pensée scientifique n’est pas traduit en anglais, vous ne pourrez le lire qu’en bosniaque (mais les illustrations de l’article à elles seules valent le téléchargement !). Surnommé "Superupitnik" ("Super-questionneur") par les blogueurs de l’Anti-Pyramides-Web-Ring (bs), M. Cakic assume ce surnom et intitule son texte : "Ponovo “Ko, kada i zašto ?“" (bs) ("A nouveau : Qui, quand et pourquoi ?") [1].

Le texte commence par un éloge de la curiosité que l’on ne peut qu’approuver, mais qui très vite dégénère en une défense du droit à dire et publier n’importe quoi et en un rejet de toute critique, appuyé sur une fumeuse analyse pseudo-freudienne du caractère des opposants aux "pyramides" de Bosnie. M. Cakic enchaîne sur un long paragraphe où il dit tout son respect pour Semir Osmanagic, dont les idées sont pour lui définitivement prouvées et dont il admire la méthode "strictement scientifique" (méthode dont on apprend au passage qu’elle a consisté à "regarder la Terre autour de lui, puis à chercher le lieu où il pourrait trouver ce qui, dans les cieux, existait depuis longtemps" ???).

M. Cakic entre ensuite dans le vif du sujet avec ce plan des trois grandes pyramides de Gizeh :

et se pose une première question : pourquoi les trois pyramides ne sont-elles pas alignées selon la diagonale "idéale" ? La réponse, nous dit-il, se trouve dans les cieux :

et plus précisément dans cette série d’étoiles :

dans lesquelles le lecteur attentif aura probablement reconnu les étoiles de la ceinture d’Orion. Il suffit maintenant de placer côte à côte les deux images :

ce qui libère une salve de questions : les trois grandes pyramides sont-elles une représentation de ces étoiles ? Qui a voulu cela et pourquoi à Gizeh précisément ? etc.

Jusque là, rien de bien extraordinaire, M. Cakic ne fait que reprendre la théorie de Robert Bauval et Graham Hancock publiée dans "Le mystère d’Orion" (voir par exemple ici (fr) pour un exposé de cette théorie, ou sur une multitude d’autres sites New Age, où vous retrouverez d’ailleurs beaucoup de points communs avec les idées de M. Osmanagic).

Mais ensuite, M. Cakic décolle véritablement et nous emmène sur Mars :

Vous vous dites : bon, les pyramides sur Mars, encore un air connu... Sauf que ce que M. Cakic a à l’esprit ne sont pas les classiques "pyramides" à cinq faces de Cydonia (voir ici (fr) par exemple), non, "ses" pyramides martiennes sont bien plus grandioses :

Les "pyramides" que M. Cakic compare ici aux pyramides de Gizeh ont pour nom Arsia Mons, Pavonis Mons, Ascraeus Mons et Olympus Mons, les quatre plus grands volcans martiens... Et il n’en démord pas dans la suite du texte, où Olympus Mons est systématiquement appelé "la pyramide Olympus"...

Que déduit M. Cakic de cette comparaison entre ces "pyramides martiennes" et celles de Gizeh ? Beaucoup de questions, mais aussi quelques réponses : tout d’abord, que les "pyramides" de Mars sont plus anciennes que celles d’Egypte ; ensuite que les Egyptiens ont "oublié" une "pyramide", celle d’Olympus ; enfin que, comme les anciens Egyptiens ne pouvaient voir ces "pyramides" sur Mars, ni aller sur place, quelqu’un a forcément dû leur montrer comment faire pour les reproduire. Qui ? quelqu’un de Visoko...

La démonstration de M. Cakic sur ce dernier point, l’implication de Visoko, repose sur deux éléments :

- le premier, la visite de Robert Schoch à Visoko ; l’auteur semble en effet persuadé que Robert Schoch, avant de venir en Bosnie, était en "mission secrète" en Egypte pour y découvrir les chambres secrètes de la pyramide de Khéops et du Sphinx, où sont censées être dissimulées les connaissances cachées de l’Atlantide (et si vous n’y croyez pas, M. Cakic vous conseille de lire l’ouvrage de Robert Bauval, "Chambre secrète"). C’est parce qu’il n’a rien trouvé en Egypte que Robert Schoch est venu en Bosnie, ce qui est bien la preuve d’un lien entre les deux...

- le deuxième élément repose sur la disposition des "pyramides" bosniaques :

Cette image est censée représenter la position des pyramides de la Lune, de la Terre ("l’amphithéâtre" de Muris Osmanagic) et du Dragon. Et que devient la pyramide du Soleil dans cette histoire ?

La réponse est très simple : elle se situe à l’emplacement correspondant exactement, d’après M. Cakic, à celui de la plus grosse "pyramide" martienne, Olympus.

D’où cette brillante conclusion : puisque seules les quatre pyramides de Visoko (la cinquième, la "pyramide de l’Amour", ne semble jouer aucun rôle dans l’histoire) représentent exactement les quatre pyramides martiennes, c’est que les pyramides de Visoko sont plus anciennes que celles d’Egypte, ces dernières n’en étant que de pâles copies, erronées qui plus est !

Mon seul regret est que M. Cakic n’ait pas essayé, pendant qu’il y était, de résoudre aussi le mystère principal : mais qui a donc construit Olympus Mons ?


Ponovo "Ko, kada i zašto ?"
Goran Cakic - Téléchargé le 1er octobre 2006
Notes :

[1De nombreux documents ayant disparu du site de la Fondation - sans qu’on sache s’il s’agit d’une volonté délibérée ou d’une simple erreur du webmestre - j’en mets une copie à la disposition du lecteur à la suite de l’article.


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